RDC: le chef ne reçoit pas



La visite à Kinshasa prévue ce 10 juillet à Kinshasa du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres et du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, est annulée par le président de la République.


Alors que toutes les dispositions étaient prises pour accueillir ces hôtes de marque, le président congolais a fait part de son indisponibilité.

Joseph Kabila a vraiment un agenda qui l’empêche d’accueillir ces deux personnalités ? ou, il est seulement agacé qu’on lui répète la même chose au sujet de son avenir politique et du processus électorale?Dans l’opinion, cette annulation,qui ne propose aucune nouvelle date de report, passe mal et soulève des interrogations.

Ce qui est sûr, la visite Guterres et Moussa à Kinshasa n’aurait aucun si elle ne concernait pas l’organisation des élections avec en toile de fond, la candidature ou non de l’autorité morale du FCC (Front commun pour le Congo), cette méga-plateforme hybride créée pour la bataille électorale.
A propos de son avenir, Kabila a déjà offert une copie de la Constitution à une journaliste. De surcroit, à tous ceux qui se préoccupent tellement de son sort. Autrement dit, la loi fondamentale du pays n’est pas muette à ce sujet et il va la respecter.

Sur le processus électoral, il a quand même parlé de l’ « irréversibilité » des élections programmées ce 23 décembre 2018, malgréqu’il ait souvent renvoyé la balle à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) quant à la responsabilité d’organiser des élections.

Guterres et Moussa pouvaient-ils insister sur la lancinante question de décrispation politique qui, jusqu’à présent, ne trouve toujours pas satisfaction ? Cette question aussi agace un Joseph Kabila qui se présente en homme respectueux du principe de séparation du pouvoir. Ce qui laisse à penser que Katumbi n’a un problème avec lui, mais avec la justice qui l’a condamné notamment à trois ans de prison dans une affaire de stellionat. Que les cas Diomi, Muyambo ou encore Diongo relève des délits des droits communs.

Ainsi qu’on peut s’en rendre compte, si le chef ne reçoit pas, c’est plus parce qu’il serait fatigué de fournir les mêmes réponses, déguisées soient-elles, aux mêmes questions. Rien de plus. Entretemps, le Comité laïc de coordination redoute que l’ancien général-major de l’armée n’ose présenter sa candidature pour un « troisième ou quatrième mandat ».

bouclinfos.net

EDUCATION 09-Juillet-2018



patager l'information sur les réseaux sociaux avec vos proches


Commentaire(s):


Laisser un commentaire sur l'article

Gaston Musemena: « sans personnel enseignant qualifié, il n’y a point d’éducation de qualité »

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel a, à l’occasion de la Journée mondiale des enseignants, rappelé la nécessité de placer l’enseignants au premier plan dans toutes les démarches éducatives.


l'INFO EN BOUCLE

Appels d'offre